Norman Finkelstein et la politique identitaire

Norman Finkelstein, que j’admire profondément, reconnait l’apport de Barbara Smith et l’importance de la politique identitaire.

Il dit cependant s’opposer à la version qui laisse de côté la lutte des classes au profit d’une lutte revendiquant une part plus grande de la richesse concentrée dans le 1%.

Je crois qu’il doit désormais s’ouvrir à l’idée qu’une autre lutte au capitalisme est requise en plus de la lutte des classes. C’est la lutte des peuples contre la concentration du capital, des moyens de production et des pouvoirs de décisions dans les mains d’une poignée d’oligarques apatrides.

Or, pour rassembler le peuple en entier, il faut une grande coalition arc-en-ciel regroupant non seulement le rouge de la classe ouvrière, le jaune des gilets jaunes, le vert des écologistes et la bannière multicolore des autres groupes identitaires, mais aussi les peuples autochtones et autres nations minoritaires, les personnes racisées, les groupes d’immigrants et les personnes handicapées.