La folie guerrière des États-Unis

La pire propagande fonctionne à l’omission. On ne parle pas des 400 bases militaires encerclant la Chine, des navires de guerre qui testent les réactions chinoises en mer de Chine, de l’équipement militaire fourni à la province de Taiwan et de la provocation quotidienne américaine subie par la Chine. Une omerta est préservée à l’égard de ces enjeux. Pour faire la nouvelle, il y a seulement que notre méfiance paranoïaque à l’égard de Huawei, de TikTok, des ballons chinois et des députés d’origine chinoise.

La «sécurité nationale» américaine s’étale à travers le monde de l’Ukraine jusqu’en mer de Chine en passant par l’Iran. Les Russes, les Chinois et les Iraniens ont, voyez-vous, le culot d’installer leurs pays tout juste à côté des bases militaires américaines, par pure provocation.

Les États-Unis sont toujours en guerre. Ils souffrent d’un complexe militaro industriel. Les Neo-Cons américains ont dévasté le Moyen-Orient, ils mènent une guerre par procuration en Ukraine et les voilà maintenant  en train de s’engager dans une confrontation avec la Chine.

Des Docteurs Folamour sont aux commandes aux USA. La belligérance américaine a conduit l’OTAN à déclarer à l’article 13 du document adopté à Madrid le 29 juin 2022 que « les ambitions et politiques coercitives de la Chine constituent une menace pour les intérêts, la sécurité et les valeurs de l’OTAN ».

L’hégémon américain perd en effet du pouvoir économique, militaire et diplomatique. L’économie chinoise, qui a sorti 800 millions de Chinois de la pauvreté, est en train de surpasser celle des États-Unis et ses avancées technologiques vont à l’encontre de « nos intérêts ». Les six bases militaires de la Chine à l’extérieur de ses frontières constituent une menace intolérable à « notre sécurité », ce qui requiert de livrer des armes à Taiwan et d’installer de nouvelles bases militaires aux Philippines en plus des 400 bases encerclant déjà la Chine. La capacité chinoise à négocier la paix entre l’Iran et l’Arabie saoudite au lieu d’engager la guerre est une autre situation intolérable qui va à l’encontre de « nos valeurs», à savoir celles de l’OTAN, cette organisation défensive qui n’est intervenue offensivement qu’en Serbie, en Irak, en Afghanistan, en Libye et en Syrie.

 L’unanimisme ambiant des médias de masse est le résultat d’une omerta concernant le comportement belligérant de l’État voyou américain. Dans ce contexte, rien n’est plus intolérable qu’un discours dissident comme le mien et celui de centaines d’autres intellectuel.le.s refoulé.e.s dans les marges sur les médias sociaux. Nous propageons de la désinformation!