Wokisme (ou empathie)

Le terme « woke » n’a pas qu’un sens péjoratif. L’éveil qu’il propose est une ouverture empathique à l’égard de divers enjeux. L’empathie rend possible une politique de reconnaissance de la différence identitaire (antiracisme de BLM, décolonialisme de Idle no More, féminisme, diversité d’orientations sexuelles et de genres LGBTQ+, handicaps, diversité culturelle, diversité linguistique, diversité ethnique), de même qu’une ouverture à des enjeux socio-économiques et de représentation politique.

Il y a un tronc commun à tout cela : c’est l’empathie. Ce n’est pas surprenant de constater que les personnes qui font la promotion de ces idées sont des femmes (Iris Marion Young, Kimberlé Crenshaw, Carol Gilligan, Judith Butler, Nancy Fraser, Chantal Mouffe, Aurélie Trouvé). Historiquement, les femmes ont été culturellement porteuses de la valeur de l’empathie.

Cela va bien au-delà de la reconnaissance des professions liées à l’éthique du soin. L’empathie est une valeur universelle essentielle qui doit se répandre à l’échelle de la société entière et qui permet d’affronter simultanément les enjeux socioéconomiques, les enjeux identitaires et les enjeux de représentation politique.

Vous pouvez préférer un autre mot, mais ce mot nomme ce qui est à la source de l’ouverture à la diversité de ces enjeux. Le mot ‘woke’ est pour la première fois un terme permettant d’apercevoir ce que tous ces enjeux ont en commun: l’empathie.