Ce n’est jamais trop pour Genocide Joe

Comment Biden pouvait-il prendre ses distances à l’égard du génocide alors qu’une partie de sa base démocrate prenait ses distances par rapport à lui? Il aurait tout d’abord fait des remontrances à Netanyahou.

Devant l’ampleur du génocide prenant la forme d’un blocage de l’aide alimentaire, que pouvait-il faire pour se démarquer de Netanyahou tout en continuant de lui fournir de l’équipement militaire alors que la colère continuait de s’amplifier au sein des jeunes démocrates? Au lieu au lieu de faire entrer les camions déjà prêts par la ville de Rafah, on annonça la construction d’une zone portuaire devant être construite sur une période de plusieurs mois pour pouvoir fournir cette aide alimentaire, donnant ainsi à Netanyahou du temps additionnel pour poursuivre son carnage.

Mais alors que la révolte sur les campus se répandait comme un feu de brousse et que Netanyahou annonçait son intention de raser Rafah où se trouvent entassés un million de personnes, que restait-il à Biden pour prendre encore plus ses distances? Les États-Unis annoncèrent vaguement leur appui à la proposition de cessez-le-feu du Qatar et de l’Égypte que le Hamas avait accepté et il fut annoncé que Biden interrompait certaines livraisons d’armes à Israël.

Alors que le génocide se poursuit, que des charniers sont découverts, que des enfants meurent encore, que la famine s’intensifie et que tout est détruit, que font les Biden, Macron, Scholz, Sunak et Trudeau? Ils ne reconnaissent toujours pas l’État palestinien. Ils ne se mobilisent toujours pas pour imposer cet État par la force en respectant les frontières de 1967. La ligne rouge n’est toujours pas franchie. Ils restent les amis d’Israël. Les déclarations de Mélanie Joly à l’effet le bombardement de Rafah est « inacceptable » ne sont que du vent. L’Occident entier reste les bras croisés devant un génocide se déroulant sous nos yeux.

D’autres horreurs sévissent dans le monde, notamment au Yémen, au Darfour et au Congo. Mais c’est de Gaza d’abord et avant tout que les images nous parviennent. En outre, l’Occident est impliqué jusqu’au cou dans le carnage de Gaza. L’appui militaire, financier et politique à Israël rend l’Occident complice d’un génocide de première ampleur.

Et dire que l’on blâme les méchants Russes de s’être engagés dans la guerre contre l’Ukraine, alors que de l’avis d’un très grand nombre d’experts, les États-Unis, leurs alliés de l’OTAN et l’Occident tout entier, encore eux, ont tout fait pour la provoquer.