Dans le Devoir aujourd’hui, Brian Myles fait l’apologie du journalisme sans adopter la moindre forme d’autocritique.
Il mentionne Evan Gershkovich emprisonné en Russie ainsi que Niloufar Hamedi et Elaheh Mohammadi emprisonnées en Iran.
Mais pas un mot sur Julian Assange à la prison de Belmarsh ou sur Edward Snowden exilé en Russie.
Pas un mot concernant le blocage de RT ou de Sputnik en Amérique ou celle éventuelle de Tik Tok.
Pas un mot sur les bavures journalistiques grossières du NYT «débunkées» par Mondoweiss, The Grayzone et The Electronic Intifada.
Pas un mot sur le fait que ce debunkage a donné lieu à des tensions au sein même du NYT, telles que révélées par le journal The Intercept..
Pas un mot concernant les interdits imposés par la direction du NYT à ses employés de ne pas faire usage d’expressions telles que « génocide », « nettoyage ethnique » et « occupation du territoire ».
Pas un mot concernant la subordination de CNN et de MSNBC aux Démocrates et de FOX News aux Républicains.
Pas un mot concernant les journalistes qui, à droite ou à gauche, critiquent la politique extérieure des États-Unis et qui sont mis à pied précisément à cause des positions qu’ils ont adoptées. Ainsi, pas un mot concernant :
Mark Lamont Hill a été licencié de CNN
Mehdi Hasan a été licencié de MSNBC
Tucker Carlson a été licencié de Fox TV
Candace Owens a été licenciée du Daily Wire
Chris Hedges licencié de Real News Network.
Pas un mot concernant la corruption des journalistes américains lors du banquet annuel à l’occasion duquel ceux-ci applaudissent à tout rompre Genocide Joe.
Pas un mot concernant le pouvoir des oligarques occidentaux qui possèdent la plupart des médias d’information.
Bien entendu, il n’y a pas un mot concernant les scandales du Russiagate ou des Twitter Files qui mettent en évidence la collusion du journalisme américain avec le pouvoir.